Un café traçable ne se construit pas seulement avec un GPS ou un QR code. Il faut aussi connaître la terre, comprendre les pratiques et donner à ceux qui cultivent le café les moyens de participer à cette nouvelle exigence.
Au Cameroun, cette évolution est déjà en marche.
La filière café camerounaise évolue
En 2026, l’Office National du Cacao et du Café (ONCC), avec la coopération allemande GIZ, a engagé un programme de renforcement des capacités destiné à la filière café.
L’objectif ne se limite pas à apprendre à produire davantage.
Il est aussi question d’agroforesterie, de changement climatique, de biodiversité, de gestion des exploitations et de traçabilité.
Ce rapprochement est important.
Car demain, produire un bon café ne suffira plus toujours. Il faudra aussi pouvoir raconter son parcours et en documenter l’origine.
Mais une parcelle n’est pas un simple point sur une carte
C’est là que les choses deviennent intéressantes.
Dans certaines régions caféières, les caféiers poussent sous de grands arbres, au milieu de bananiers, d’arbres fruitiers ou d’autres cultures.
C’est toute la richesse de l’agroforesterie.
Mais vue du ciel, cette richesse peut devenir difficile à interpréter.
La FAO l’a rappelé en juin 2026 : une culture arborée sous couvert végétal peut parfois être difficile à distinguer d’une forêt naturelle à partir des seules images satellites.
Un GPS et une image ne racontent donc pas toujours toute l’histoire.
Il faut parfois retourner au terrain, observer, écouter et croiser les informations.
Et derrière la parcelle, il y a quelqu’un
C’est peut-être le point le plus important.
À mesure que les marchés demandent davantage de traçabilité, le producteur ne doit pas devenir le simple fournisseur de données d’un système qu’il ne comprend pas.
Sa connaissance du terrain compte. Son expérience compte.
Et les informations concernant sa parcelle et sa production doivent être utilisées avec responsabilité.
C’est pourquoi la formation actuellement engagée au Cameroun est importante : la transition vers une filière plus transparente ne peut pas être uniquement technologique.
Elle doit aussi être humaine.
C’est là que SamCafé veut prendre sa place
Chez SamCafé, nous voulons pouvoir dire d’où vient notre café.
Pas seulement montrer un pays sur un paquet.
Mais progressivement relier un café à une région, une parcelle, un producteur et un lot.
Nous utilisons la technologie pour y parvenir.
Mais elle doit rester à sa place : au service du lien, et non à la place du lien.
Parce qu’au bout du parcours, notre ambition est finalement assez simple.
Qu’un producteur ne disparaisse pas derrière un numéro de lot.
Qu’une parcelle ne soit pas réduite à une coordonnée GPS.
Et qu’un consommateur puisse comprendre qu’avant d’être un produit, son café vient d’une terre et du travail de quelqu’un.
C’est cela, pour nous, tracer un café : ne perdre personne en chemin.
